Danger avec les huiles essentiel

LES HUILES ESSENTIELLES ATTENTION !

 

 

 

Les Huiles Essentielles

Les Huiles Essentielles sont des produits très dangereux lorsqu’utilisés de façon intempestive.

Vous interdisez à vos enfants de jouer avec des allumettes ; et vous-mêmes, personnes non formées, n’hésitez pas à manipuler sereinement quelques pauvres millilitres d’Huiles Essentielles ? Il n’y a pas de différence dans le degré d’inconscience !

Cet article, au lieu “d’attirer vos attentions” sur les dangers des Huiles Essentielles en général vous donnera des informations plus précises. Il semble, en effet, que l’évocation des dangers ne soit pas de nature à faire comprendre qu’ils vous concernent aussi. Trop de messages arrivent sur mon E-Mail ; messages qui ont tous l’air de dire : “le danger n’est pas pour moi, c’est pour mon voisin”, ou encore : “le danger n’existe pas”.

Et quand bien même le danger ne serait pas pour vous (pure hypothèse) : votre voisin c’est votre épouse, votre mari, votre compagne ou compagnon, vos enfants, vos frères et soeurs, vos amis…

Quant à ceux qui prétendent qu’il n’y a aucun danger dans la manipulation des Huiles Essentielles, je les invite à rejoindre au zoo la cohorte d’autruches qui s’y trouve déjà. En cet endroit, tête dans le sable, ils seront tous d’accord.

Je l’ai déjà dit maintes fois sur ce site et ailleurs. Les Huiles Essentielles représentent une quantité d’énergie phénoménale puisqu’elles concentrent en quelques millilitres les énergies de plusieurs centaines de kilogs, voire de plusieurs tonnes de produits naturels. Les Huiles Essentielles sont des bombes atomiques qu’il faut utiliser à bon escient et avec lesquelles on ne joue pas.

Les Huiles Essentielles représentent l’artillerie lourde des produits naturels, mais chacun sait qu’un mauvais opérateur fera exploser son canon ou enverra ses obus à l’intérieur de ses propres lignes s’il procède à d’absurdes manipulations ou se trompe dans ses calculs.

La première chose à faire consiste à s’informer.

Ne croyez pas que l’information vous sera donnée par les vendeurs ou vendeuses. Des exercices auxquels je me suis livré de nombreuses fois m’ont démontré que nombre de commerciaux-vendeurs ne savent pas de quoi ils parlent. Ils vont d’ailleurs jusqu’à proposer à des fins cosmétiques des Huiles nécrosantes pour la peau. Lorsque les responsables des labos (producteurs d’Huiles Essentielles) sont interrogés, on me répond que ces vendeurs et vendeuses ont tous été formés et informés.

Ne croyez pas non plus que vous trouverez toute la vérité dans la littérature disponible sur le Marché. Certes, les livres présentent un degré de fiabilité supérieur à la parole d’un vendeur, mais une absence de rigueur est souvent observée. D’abord, parce que ces ouvrages utilisent en général le nom, exprimé en français, de l’élément duquel est extrait l’Huile Essentielle ; ensuite parce qu’ils n’indiquent quasi-jamais la partie de plante utilisée soumise à la distillation ; et enfin, trop peu d’entre-eux indiquent et insistent sur les contre-indications. A cet égard, notez qu’il y a 16 Huiles Essentielles dénommées “Citrus” ; notez aussi qu’il existe 5 sous-groupes différents au sein de “Citrus Aurantium”. Dans ces conditions, évoquer simplement “Citrus Aurantium” n’a pas de sens… Les propriétés de chacun de ces sous-groupes présentent en effet des différences.

La seule démarche consiste à suivre vous-même un cours de qualité donné par un aromathérapeute confirmé. Cours où interviennent la chimie, la physique, la botanique… il ne s’agit donc pas d’une partie de plaisir. Ne rechignez et ne protestez pas : ceux qui manipulent les bombes atomiques doivent savoir ce qu’ils font ; et l’étude est le meilleur moyen à leur disposition.

Passé ces considérations, entrons plus avant dans le sujet, et voyons mieux pourquoi les Huiles Essentielles sont dangereuses.

L’administration des Huiles Essentielles se fait toujours sur base d’une “dose physiologique”. En règle générale, la dose physiologique de l’individu humain est de 4 gouttes. Cependant, des individus - et on ne sait lesquels a priori - peuvent présenter des doses physiologiques de 3 ou de 5 gouttes. Vous me direz que la chose n’a guère d’importance.On ne va pas chicaner pour une goutte ! Donner 4 gouttes à celui qui n’en supporte que 3, ou à celui qui peut en supporter 5 ne prête guère à conséquence…

Détrompez-vous.

Certaines Huiles Essentielles présentent ce que l’on appelle “l’inversion d’effet”. Pris à une dose inférieure à la dose physiologique, l’Huile Essentielle aura une action précise sur un individu (une hausse de la tension artérielle, par exemple) ; prise à une dose supérieure à la dose physiologique, c’est l’effet inverse qui sera observé (à savoir une baisse de tension). Et donc, pour la même Huile Essentielle X, on va se trouver face à deux réactions différentes qui dépendent à la fois de la dose physiologique de l’individu et du nombre de gouttes qu’on lui administre. Dans de telles conditions, il est très important de savoir s’il convient de donner 3, 4 ou 5 gouttes à telle personne ; quantité déterminée par l’objectif recherché. Les 3 ou 5 gouttes évoquées ci-dessus n’ont donc pas du tout un caractère anodin. Il s’agit en effet de déterminer si l’on va augmenter la pression artérielle de l’hypertendu ou, au contraire, la diminuer.

Cette notion de dose physiologique se retrouve en matière pédiatrique. Il est évident que la dose physiologique, pur concept statistique, se base sur l’individu humain adulte. L’enfant ne présente évidemment pas des caractéristiques équivalentes et il est formellement interdit - pour des questions à la fois du développement de l’enfant, à la fois de dose physiologique - d’administrer des Huiles Essentielles aux enfants de moins de 3 ans. Vous laisserez un aromathérapeute formé en pédiatrie s’occuper de définir des formules aromathérapeutiques susceptibles de soulager l’enfant du mal-être observé.

La femme enceinte s’interdira la prise d’Huiles Essentielles. Dans son cas interviennent non seulement les questions de développement de l’embryon et de la dose physiologique, mais aussi certaines vertus d’Huiles Essentielles qui se trouvent être abortives.. ! Etant entendu que les Huiles Essentielles passent la barrière placentaire sans demander l’avis de quiconque.

Les délais entre les prises d’Huiles Essentielles doivent aussi être respectés. Il faut savoir que les principes actifs (les molécules) des Huiles Essentielles s’additionnent, et qu’un certain temps est nécessaire à leur assimilation totale. Si l’on suppose que la durée entre 2 prises d’une préparation d’Huiles Essentielles doit être de 12 heures et que la personne prend 6 fois cette préparation durant ces 12 heures (dans l’espoir que “cela fera plus d’effet”), un problème se pose lors de chacune des prises, même si la dose physiologique est respectée . Si la préparation contient l’équivalent de 12 gouttes d’Huile Essentielle et si le délai entre 2 prises est de 12 heures, il y a fort à parier que l’équivalent d’une goutte est métabolisé en une heure. Si la personne reprend cette même préparation après 2 heures, il reste l’équivalent de 10 gouttes résultant de la première prise, à laquelle s’ajoutent 12 gouttes au moment de l’absorption suivante. L’individu se retrouve dès lors avec l’équivalent de 22 gouttes dans le sang au lieu des 10. Et ainsi de suite… jusqu’à ce que la dose physiologique soit dépassée et que l’Huile Essentielle se transforme en outil suicidaire… ! On voit donc que le “diminuons le temps entre les prises pour que cela fasse plus d’effet” est une attitude plus que risquée.

Les Huiles Essentielles, même si elles sont vues parfois à un niveau énergétique (et je pense ici à certains types de massages pratiqués par Lydie), sont malgré tout composées de molécules. C’est-à-dire de matière. Cette matière peut être soumise à tous les examens scientifiques que l’on veut, et chaque Huile Essentielle se caractérisera de façon précise.

Certaines Huiles Essentielles contiennent des cétones, ou des phénols, ou des coumarines, des aldéhydes… etc. ; composés chimiques qui ont leurs spécificités propres.

Lors d’une conférence que je donnais à Bruxelles, j’ai vu toutes les coiffures féminines se mouvoir en même temps ; ces dames étant occupées à noter que l’Huile Essentielle X agissait de façon extraordinaire contre la cellulite. J’ai vu ensuite les airs désappointés lorsque je leur ai appris que X était composée en majorité de cétones, et que les cétones sont toujours neurotoxiques et abortifs. On les utilisera, oui. Mais il faudra une fois encore déterminer le pourcentage convenable de cétones que l’on peut inclure dans une préparation afin qu’elle ne porte pas préjudice à l’individu.

Une autre famille chimique sont les phénols. Les Huiles Essentielles à base de phénols sont habituellement fort intéressantes : elles peuvent même jouer un rôle d’”antibiotiques naturels”. Or, les phénols sont d’une redoutable agressivité et doivent être fortement dilués pour être efficaces sans affecter l’individu. Si l’on a tendance à dire : “mettons 5% au lieu de 3% : cela agira mieux et plus vite”, on se retrouve dans le même cas qu’ici plus haut.

Ajoutons que certaines Huiles Essentielles sont nécrosantes. Si certaines Huiles Essentielles phénolées provoquent d’importantes brûlures cutanées - notamment -, d’autres ne se contentent pas de brûler. Elles vous perforent la peau sans tenir compte de vos hurlements.

Habitués ( ?) à la manipulation de produits caustiques standards, vous vous précipitez main en avant sous le robinet d’eau froide. Hélas !, les Huiles Essentielles ne se diluent que dans l’huile ou dans l’alcool. Et le temps passé sous le robinet servira les desseins de l’Huile Essentielle à entamer plus encore votre intégrité. Ayez donc l’idée de répandre de l’huile sur votre main plutôt que de l’eau afin de réduire le processus douloureux.

Souhaitez-vous en savoir plus ? Passons à d’autres joies. Certaines Huiles Essentielles ont un caractère que l’on nomme “photosensibilisant”. Exposée à la lumière solaire, les molécules de ces Huiles Essentielles vont entamer un processus qui les conduit à changer la couleur de leur support. Et vous risquez de vous retrouver avec une partie de votre respectable individu noircie (ou blanchie ou décolorée, c’est selon) par des réactions chimiques, ou physico-chimiques.

D’autres problèmes liés aux Huiles Essentielles peuvent encore être évoqués, mais je m’en arrêterai là afin de vous livrer un extrait du livre “l’aromathérapie pédiatrique” rédigé par Dominique Baudoux, pharmacien belge. Vous saisirez ainsi l’incidence exacte des problèmes que je viens d’évoquer :

 INTOXICATION PAR LES HUILES ESSENTIELLES

Vu la puissance des molécules aromatiques, une ingestion accidentelle d’huile essentielle peut, selon la sorte, générer une toxicité élevée voire un coma puis la mort.

A doses élevées, la plupart causera une gastralgie plus ou moins importante qui s’améliorera par la prise de 30 ml d’huile végétale (peu importe la sorte). L’action adoucissante des huiles végétales mais surtout la dilution de l’huile essentielle diminuera l’irritabilité de l’estomac et les choses rentreront dans l’ordre.

Aux doses dépassant le gramme d’HE en une seule prise, il convient de suivre les consignes suivantes et obligatoirement s’il est question d’huiles essentielles riches en cétones.

1. Avaler 30 ml de n’importe quelle huile végétale (dilution) ; 2. Prendre 2 à 4 comprimés de charbon de bois (absorption) ; 3. Dès les premiers symptômes digestifs (nausées, vomissements) ou nerveux (troubles de la parole, de l’équilibre, vertiges, incohérence), il faut envisager un lavage d’estomac dans un centre hospitalier proche.

En cas de doute, téléphoner au Centre Anti-Poison pour obtenir des renseignements complémentaires.

Les huiles essentielles ne se mélangent pas à l’eau, il est dès lors inutile de boire beaucoup d’eau après une dose massive d’huiles essentielles. “

Pierre Ausloos

 

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